Scandale Volkswagen



Scandale Volkswagen
 
L’origine du scandale
 
Le 20 septembre 2015, Volkswagen reconnaît avoir massivement trompé les contrôleurs aux Etats-Unis sur les niveaux d’émission polluante de ses véhicules diesel, et ce depuis 2009. Le constructeur admet avoir utilisé un logiciel interdit pour contourner la législation et faire baisser le niveau des émissions de ses véhicules.
 
Le montant de l’amende qui pèse sur le groupe allemand est théoriquement énorme : 18 milliards de dollars (16 milliards d’euros), à raison de 33 000 euros par véhicule vendu aux Etats-Unis depuis le début de la fraude, soit 482 000 véhicules. Sans compter les actions en justice qui pourraient être intentées par des groupes de particuliers, les class actions.
       
Qui a révélé la fraude du constructeur ?
 
C’est l’International Council for Clean Transportation, une organisation non gouvernementale spécialisée dans les transports propres, qui a décidé de tester les émissions de certaines voitures diesel. En mai 2014, elle publie un rapport qui montre que les niveaux émis par certains véhicules (la Jetta et la Passat) sont jusqu’à 35 fois supérieurs aux normes. L’ICCT décide d’alerter l’agence de l’environnement américaine (EPA) qui procède à ses propres tests avant d’envoyer une lettre de grief au constructeur allemand.